Rseaux de centres d'excellence
Gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Prendre des mesures maintenant pour protéger l'Arctique canadien

ArcticNet

 Cet article provient du rapport sur le 25e anniversaire des RCE, « Forts de 25 années d’excellence en R et D ».

Des étudiants à bord du brise-glace NGCC Amundsen

Le défi

Le changement climatique transforme rapidement l'Arctique et attire de plus en plus l'attention sur l'importance mondiale et géopolitique de cette région. Les collectivités locales, les décideurs, les organismes de réglementation et l'industrie ont besoin d'une solide base de connaissances scientifiques et traditionnelles pour relever ce défi et tirer parti des possibilités.


Les possibilités pour le Canada et les collectivités inuites

Les collectivités inuites peuvent élaborer des plans de durabilité grâce à des données opportunes et crédibles. Le Canada a besoin de solides travaux de recherche pour protéger la santé humaine et l'environnement, promouvoir le développement économique et social, améliorer la gouvernance dans le Nord et renforcer sa souveraineté. En outre, les résultats des travaux de recherche documenteront le plan québécois d'une durée de 25 ans et d'une valeur de 80 milliards de dollars intitulé « Le Nord pour tous » et le Plan Nunavik d'une durée de 25 ans. De plus, ils appuieront le thème global mis de l'avant par le Canada à titre de président du Conseil de l'Arctique qui réunit huit pays : le développement au service de la population du Nord en mettant l'accent sur la mise en valeur responsable des ressources de l'Arctique, la navigation sécuritaire dans l'Arctique et la durabilité des collectivités circumpolaires.


Les réussites du réseau ArcticNet

Le réseau ArcticNet joue un rôle unique dans la liaison des sciences et des politiques. Il collabore avec de nombreux intervenants pour réaliser des évaluations complexes des effets régionaux du changement climatique dans l'Arctique canadien et déterminer comment réduire au minimum les effets nuisibles et maximiser les avantages.

  • Réseaux et partenariats solides : Jamais auparavant le Canada n'a mis en place une telle stratégie globale axée sur la collaboration pour la recherche sur l'Arctique. Le réseau ArcticNet réunit plus de 145 chercheurs des domaines de la santé, des sciences sociales et des sciences naturelles qui proviennent de 32 universités canadiennes, ainsi que plus de 150 organisations partenaires, notamment des organismes et ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux et des organisations inuites.
  • Gouvernance et gestion saine : Les membres du conseil d'administration du réseau ArcticNet représentent des organisations inuites, des organismes gouvernementaux et des industries qui mettent en pratique les résultats des travaux de recherche du réseau. Ces utilisateurs finaux travaillent avec les chercheurs universitaires à la gestion du programme de recherche et à l'évaluation continue de tous les projets.
  • Financement partagé, avantages partagés : Tous les intervenants contribuent au succès du réseau ArcticNet. Pour chaque dollar fourni par les RCE, le réseau ArcticNet obtient plus de 2 $ du secteur public et du secteur privé. L'industrie à elle seule a fourni plus de 25 millions de dollars. En outre, le gouvernement du Canada et le réseau ArcticNet partagent les coûts de la principale plateforme de recherche, le brise-glace NGCC Amundsen.
  • Accès public aux données : Le réseau ArcticNet exige que ses données soient offertes au grand public dans les trois ans qui suivent la fin d'un projet. Un outil de recherche à bande passante étroite a été élaboré pour que les partenaires nordiques dont la connexion Internet est lente aient accès aux données.
  • Mobilisation des collectivités locales : Le Comité consultatif inuit formule des conseils et des recommandations liés à la planification stratégique, aux besoins ou lacunes en recherche, à la contribution des connaissances traditionnelles, ainsi qu'à la participation, à la formation et à l'éducation des collectivités. En outre, le réseau ArcticNet collabore étroitement avec l'Inuit Tapiriit Kanatami, l'Inuit Circumpolar Council Canada et les quatre organisations régionales inuites chargées des revendications territoriales à l'élaboration et à la réalisation des programmes de recherche.
  • Mise en pratique des résultats de la recherche : Les chercheurs et les étudiants du réseau ArcticNet publient beaucoup, augmentant constamment nos connaissances sur les processus arctiques. Pour que la mobilisation des connaissances soit efficace, il faut aussi que les profanes aient accès à des données scientifiques pertinentes. Le réseau ArcticNet comble cette lacune en intégrant tous les résultats de ses travaux dans des plans d'action – les études d'impact régionales et intégrées – qui contiennent des données spécifiques sur la région, notamment des recommandations stratégiques concrètes.
  • Formation de la prochaine génération : Les plus de 1 000 étudiants diplômés, stagiaires postdoctoraux, attachés de recherche, techniciens et autres spécialistes du réseau ArcticNet travaillent avec des partenaires locaux qui mettront en pratique les résultats des travaux de recherche. En outre, le réseau offre aux élèves du secondaire des possibilités d'étudier à bord du briseglace NGCC Amundsen et dans les collectivités côtières de l'Arctique, afin de susciter leur intérêt pour les carrières en sciences, en recherche et en protection de l'environnement.

Les résultats

  • Le fait de limiter la chasse sportive du caribou et d'augmenter la vente commerciale d'aliments traditionnels et sains prélevés dans la nature comme le poisson et les baies sauvages pourrait améliorer la santé et la viabilité de la population du Nunavik et du Nunatsiavut. Voilà l'une des 23 recommandations stratégiques présentées dans la première étude d'impact régionale et intégrée réalisée par le réseau ArcticNet, qui porte sur quatre questions prioritaires : la santé humaine; la sécurité; le transport et les infrastructures; et le développement socioéconomique et l'exploitation des ressources.
  • Il existe peu d'études complètes qui traitent des effets du changement climatique sur les écosystèmes, les sociétés et les populations humaines de la région. C'est pourquoi le Conseil de l'Arctique se sert des études d'impact régionales et intégrées du réseau ArcticNet pour concevoir l'évaluation des mesures d'adaptation pour l'Arctique en changement, qui sera terminée en 2017 et qui donnera le premier aperçu intégré des changements en cours dans l'Arctique côtier.
  • Imperial Oil a intégré les données sur l'environnement tirées de l'étude de la mer de Beaufort réalisée par le réseau ArcticNet à ses activités de planification du forage exploratoire et de conception de programme, afin de s'assurer que les activités proposées sont sécuritaires et respectueuses de l'environnement. Ces travaux de recherche réalisés en collaboration par de nombreux intervenants garantissent que les décisions concernant le forage exploratoire, les évaluations environnementales et la réglementation sont basées sur les meilleures données scientifiques disponibles.