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Améliorer les soins de l’AVC au Canada

Une grande étude nationale portant sur la qualité des soins de l’accident vasculaire cérébral (AVC), diffusée par le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (RCCACV) en juin, révèle que d’importants efforts devraient être déployés pour améliorer la prévention et les soins de l’AVC, et la réadaptation post-AVC. Financée par le RCCAV, qui en est l’auteur,  Le lien suivant vous amène à un autre site Web La qualité des soins de l’AVC au Canada est la première étude nationale qui examine en profondeur les soins de l’AVC au Canada.

« La qualité des soins de l’AVC au Canada arrive à point nommé, affirme le Dr Robert Côté, professeur à l’Université McGill, qui a présidé le comité directeur de l’étude. Ces résultats seront utiles pour déterminer quelles sont les priorités d’investissement dans les soins de l’AVC et pour améliorer et surveiller la qualité de ces soins. L’AVC est une des principales causes de décès et la principale cause d’handicap au Canada. Les responsables du système de la santé trouveront dans ce rapport matière pour s’y attaquer. »

 Le RCCAV a recueilli des données portant sur 38 210 patients victimes d’un accident vasculaire cérébral qui ont été admis dans 295 hôpitaux partout au Canada en 2008-2009. Les objectifs de cette étude consistaient à comparer les soins actuels de l’AVC au Canada avec les recommandations en matière de pratiques exemplaires, à cerner les lacunes, à mettre en évidence les incidences socioéconomiques de l’amélioration de la prestation des soins pour l’AVC et à formuler des recommandations visant à améliorer les soins de l’AVC.

L’étude a examiné la qualité des soins d’urgence de l’AVC, des soins à l’hôpital et pendant la réadaptation et le rétablissement. On a utilisé de l’information anonyme tirée des dossiers des patients, entre autres l’heure d’apparition des symptômes, la rapidité de l’accès aux soins médicaux d’urgence, les soins reçus dans les services des urgences, les soins de courte durée aux patients hospitalisés ainsi que l’information relative aux congés de l’hôpital.

« Les constatations et les recommandations de l’étude sont un appel à l’action lancé à tout le milieu de l’AVC, déclare la Dre Moira Kapral, membre du comité directeur national et professeure agrégée à la University of Toronto. Il y a lieu de mettre davantage l’accent sur la sensibilisation du public aux signes et symptômes de l’AVC et à l’importance d’appeler le 9-1-1 pour qu’une ambulance amène les victimes à l’hôpital immédiatement.»

L’étude a conclu que les Canadiens doivent être mieux informés au sujet de la gravité de l’AVC et connaître les mesures essentielles à prendre lorsque des symptômes se manifestent. Les deux tiers des patients présentant un AVC admis à l’hôpital ne sont pas arrivés dans les 3,5 premières heures après leur AVC, la période critique pour recevoir les meilleurs soins possible. De nombreux patients sont arrivés bien plus tard, plus de 12 heures après l’apparition des symptômes dans le cas de 39 p. 100 d’entre eux.

Lorsque les patients arrivent à l’hôpital, ils ne sont pas traités assez rapidement. Seulement 40 p. 100 des patients qui sont arrivés dans les 3,5 heures après l’apparition des symptômes ont subi une tomodensitométrie assistée par ordinateur ou un examen par imagerie par résonance magnétique dans l’heure de leur arrivée. L’accès des patients à des unités d’AVC devrait être meilleur. L’étude a constaté que 23 p. 100 seulement des patients présentant un AVC sont traités dans une unité spécialisée lorsqu’ils sont à l’hôpital.

Dans l’ensemble, les patients reçoivent de bons soins à l’hôpital, mais certains aspects des soins doivent être considérablement améliorés. Seulement 12 p. 100 des patients présentant un AVC ischémique admis dans un hôpital en mesure d’administrer le tPA, un médicament important qui dissout les caillots, en reçoivent. D’après le taux d’administration de tPA dans certains des centres de soins de l’AVC les plus pointus du Canada, la cible pourrait être trois fois supérieure au taux actuel dans le cas des patients présentant un AVC ischémique qui arrivent au cours des 3,5 premières heures suivant l’apparition des symptômes.

Le réseau TéléAVC pourrait sauver des vies, mais il n’est pas largement utilisé. Le réseau TéléAVC permet l’évaluation en temps réel des patients vivant en milieu rural ou qui sont admis dans de petits hôpitaux. Et pourtant moins de 1 p. 100 des victimes d’un AVC bénéficient de ce service.

Il est essentiel que les patients aient accès à des services de réadaptation. Les patients qui ont subi un AVC moyen ou grave (30 à 40 p. 100 de tous les cas) bénéficient le plus de la réadaptation dans un établissement spécialisé. Seulement 37 p. 100 des cas d’AVC moyens ou graves sont dirigés vers un centre de réadaptation.

« Nous sommes extrêmement heureux d’avoir réalisé cette étude qui illustre ce que l’on peut atteindre dans le domaine des soins de l’AVC au Canada, mentionne le Dr Antoine Hakim, chef de la direction et directeur scientifique du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. Si le Canada investit dans des programmes et systèmes novateurs et durables pour l’AVC, les avantages seront réels et se compteront en vies épargnées et en handicaps évités. »


Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires

Le Le lien suivant vous amène à un autre site Web Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires est l’un des réseaux de centres d’excellence du Canada. Il réunit plus d’une centaine d’éminents chercheurs et cliniciens de 24 universités canadiennes et comprend des partenaires de l’industrie, du secteur sans but lucratif et des gouvernements provinciaux et fédéral. Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires cherche à réduire les conséquences physiques, sociales et économiques de l’AVC pour les personnes et la société.

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