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Le Québec et la France s’associent pour améliorer la recherche biomédicale

Un partenariat international entre un organisme sans but lucratif du Québec et un regroupement d’intervenants dans le domaine de la santé en France est en voie de se former dans le secteur de l’innovation en matière de santé et de produits thérapeutiques. Le Consortium québécois sur la découverte du médicament (CQDM) collabore avec Alsace BioValley à la mise au point de nouveaux outils qui faciliteront la découverte de médicaments plus sûrs et plus efficaces.

Ce programme conjoint prévoit le cofinancement de projets de collaboration de R et D hautement novateurs qui pourraient avoir une forte incidence sur l’industrie. De 2011 à 2013, le CQDM et Alsace BioValley lanceront chaque année des appels de propositions thématiques auxquels les chercheurs québécois et alsaciens peuvent répondre. Les projets sont financés jusqu’à hauteur de 1,4 million de dollars sur trois ans. Le CQDM finance la recherche effectuée au Québec à hauteur de 700 000 $ par projet sur trois ans.

« Les projets choisis sont ceux qui pourraient avoir une grande incidence sur la recherche », dit Diane Gosselin, vice-présidente à la recherche et au développement des affaires au CQDM. « Par définition, ça signifie que les besoins et le marché seront importants. Les propositions doivent aussi avoir une base scientifique solide et elles doivent répondre à des préoccupations vraiment essentielles. »

Mme Gosselin signale qu’il n’existe pas de traitement efficace pour de nombreuses maladies complexes. « Il existe déjà des traitements pour les maladies faciles à traiter, et ce sont des traitements très efficaces », dit-elle. « Cependant, nous n’avons pas de solutions pour toutes les maladies, surtout le cancer. »

De meilleurs outils pour de meilleures recherches

Une des clés permettant de trouver des traitements efficaces pour les maladies complexes, selon Diane Gosselin, est d’avoir de meilleurs outils et de meilleures technologies pour effectuer des recherches sur de nouveaux médicaments et du nouvel équipement de diagnostic. Par exemple, certaines maladies, comme le cancer du pancréas, ne sont en général diagnostiquées que lorsqu’elles ont progressé jusqu’à leurs derniers stades. Un meilleur outil de diagnostic pourrait permettre de détecter ce genre de maladie à un stade peu avancé et donc ouvrir la voie à des recherches sur des traitements qui pourraient faire la différence.

Toutefois, les sociétés pharmaceutiques n’étudient pas les outils de recherche parce que ce genre de recherche axée sur les processus entre rarement dans leur modèle fonctionnel, selon Mme Gosselin.

« Les sociétés pharmaceutiques ne vont pas consacrer de temps aux outils qui accéléreront la recherche. Donc, nous mettons l’argent en commun et finançons la recherche sur les outils de la recherche biomédicale », dit-elle, précisant que le programme conjoint fait appel à des ressources internationales. « Une fois qu’ils ont été élaborés, les sociétés pharmaceutiques veulent bien utiliser les outils, surtout pour les projets qui comportent le plus de risques. Les outils rendront attrayants les projets à risque élevé. » Les outils de recherche qui seront le fruit de cette collaboration seront rendus publics.

Recherches en cours résultant du premier appel de propositions

Le programme conjoint CQDM/Alsace appuie en priorité les projets axés sur les technologies habilitantes conçues pour l’élaboration de nouveaux outils de diagnostic, d’outils et de technologies d’imagerie pour la découverte de nouveaux médicaments ainsi que d’instruments et de plateformes pour les appareils médicaux.

Par exemple, un des projets de collaboration choisis lors du premier concours en avril 2011 porte sur l’élaboration d’outils qui aideront à examiner les mécanismes sous-jacents à l’œuvre dans les maladies du système nerveux central (SNC), comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington, la schizophrénie, la dépression ou l’autisme.

Ces maladies sont mal définies notamment parce que les chercheurs ne disposent pas d’outils permettant d’examiner les processus en œuvre au microniveau, par exemple l’action des synapses. Par conséquent, grâce à l’appui du programme conjoint, des chercheurs élaboreront des manières d’examiner ce qui se passe au niveau cellulaire, notamment les mécanismes au niveau de la synapse. Ces outils aideront les chercheurs à étudier l’effet des médicaments et à prédire cet effet sur les neurones.

Diane Gosselin indique que certaines maladies complexes pourront un jour être traitées à l’aide de plus d’un médicament. Elle cite l’exemple du SIDA, faisant remarquer qu’il a été particulièrement difficile de trouver des médicaments pour traiter cette maladie, en raison de la mutation du virus. Les chercheurs ont toutefois finalement réussi à développer divers médicaments qui permettent aux gens atteints de cette maladie de vivre bien plus longtemps.

« Nous allons voir des maladies complexes et difficiles à traiter plus fréquemment par suite du vieillissement de la population », dit Mme Gosselin, à propos des maladies du SNC et d’autres, comme le cancer et la maladie cardiovasculaire. « C’est pourquoi il est essentiel d’investir dès maintenant dans la conception d’outils qui aideront les sociétés pharmaceutiques dans leur quête d’un traitement de ces maladies. »

Le CQDM est un organisme sans but lucratif qui a pour mission d’identifier, de financer et de soutenir des projets de recherche réalisés en partenariats entre le secteur public des milieux universitaire et hospitalier et le secteur privé des biotechnologies et des sociétés de recherche sous contrat (CRO). Les projets de recherche financés par le CQDM visent le développement d’outils ou de technologies habilitantes permettant de faciliter et d’accélérer le processus de découverte de médicaments. Le CQDM est appuyé en partie par le Programme des réseaux de centres d’excellence dirigés par l’entreprise (RCE‑E) des RCE, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec (MDEIE), le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et l’industrie.

Pour en savoir plus sur le CQDM, rendez-vous à Le lien suivant vous amène à un autre site Web www.cqdm.org.

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