Rseaux de centres d'excellence
Gouvernement du Canada

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Rapport public du Comité de sélection des RCE
Décembre 2009

Réseaux de centres d'excellence de 2009
Concours d'établissement de nouveaux RCE


Observations du président

J'ai le plaisir de présenter le rapport final du comité nommé pour examiner les propositions et formuler des recommandations pour de nouveaux RCE dans la foulée du concours des Réseaux de centres d'excellence de 2009.

Le comité reconnaît l'importance et l'utilité de ce concours afin d'appuyer la recherche et le développement dans les domaines prioritaires pour le Canada, c'est­à­dire les sciences de la santé et de la vie, les technologies de l'information et des communications, les ressources naturelles et l'énergie, ainsi que les sciences et les technologies environnementales. Nous avons porté une attention particulière à l'objectif de mettre en place des réseaux authentiques qui seraient durables au fil du temps et dynamiseraient la communauté de recherche. Nous avons également tenté de trouver des preuves selon lesquelles les réseaux proposés ajouteraient de la valeur et amélioreraient les possibilités d'obtenir des résultats significatifs.

Les dix propositions qui ont fait l'objet d'un examen présentaient un haut niveau d'ambition et d'excellence. Les trois propositions recommandées sont exceptionnelles : NeuroDevNet vise à accélérer le rythme de compréhension des causes de déficience neurologique chez les enfants; Carbon Management Canada (CMC) vise à élaborer des technologies qui permettraient de « décarboniser » la production et la consommation de combustibles fossiles; Graphics, Animation and New Media Canada (GRAND) propose de réaliser des avancées dans la compréhension des technologies pertinentes. Toutes ces propositions ont la possibilité d'assurer pour le Canada des avantages sociaux et économiques et de devenir les meilleures de leur catégorie dans le monde et feront certainement des contributions au­delà des frontières canadiennes.

Le comité représentait une vaste gamme de points de vue, d'expérience et d'expertise. Les membres se sont acquittés de leur tâche avec dévouement et un sincère respect pour les candidats, ce qui leur a permis de s'entendre sur les recommandations. À titre de président, je les remercie chaleureusement de leur collaboration.

Contexte

Le Programme des RCE vise à mobiliser les chercheurs canadiens des milieux universitaire, privé et public en vue du développement de l'économie nationale et de l'amélioration de la qualité de vie des Canadiens. Les réseaux sont sélectionnés en fonction de leur excellence en recherche, de leur capacité à s'allier les meilleurs chercheurs de l'ensemble du pays, de leurs partenariats avec la communauté hôte et des avantages socio-économiques qu'ils peuvent générer. Le programme est administré conjointement par Industrie Canada et les trois organismes subventionnaires (le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines).

Depuis sa création en 1989, le Programme des RCE réunit des chercheurs canadiens du milieu universitaire et des secteurs public et privé pour qu'ils puissent travailler ensemble à faire avancer la recherche en vue de mettre au point de nouvelles technologies. Les réseaux offrent des occasions d'élaborer des méthodes de recherche innovatrices qui dépassent le cadre traditionnel des divers secteurs et disciplines, et favorisent la collaboration entre chercheurs et ingénieurs dans divers domaines. Ces collaborations ont contribué de façon appréciable à accélérer l'acquisition de nouvelles connaissances et technologies par le secteur industriel et d'autres collectivités réceptrices, et a généré d'importants avantages socio-économiques.

Dans la stratégie fédérale en matière de sciences et de technologie (S et T) de 2007, quatre domaines de recherche prioritaires ont été cernés. En fonction de ces domaines prioritaires, le rapport de 2008 rendu par le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI) établissait 13 domaines sous­prioritaires de recherche. Le Comité de direction des RCE a établi que des domaines cibles seraient nécessaires pour le concours de 2009, en fonction des domaines prioritaires et sous­prioritaires.

Afin que les domaines cibles pour le concours de 2009 cadrent le mieux possible avec les recommandations du Comité consultatif international et la récente évaluation du Programme des RCE, les réseaux proposés devaient répondre aux cinq critères du programme que voici :

  • excellence du programme de recherche;
  • formation de personnel hautement qualifié;
  • formation de réseaux et de partenariats;
  • transfert de connaissances et exploitation de la technologie;
  • gestion du réseau.

De plus, les réseaux proposés devaient tenir compte du cadre du concours de 2009, c'est­à­dire qu'ils devaient :

  • examiner un ou plusieurs problèmes, défis ou possibilités dans au moins un des domaines sous-prioritaires définis par le CSTI;
  • faire avancer les connaissances ou la technologie dans le ou les domaines sous-prioritaires cernés pour le bénéfice de la société canadienne;
  • être motivés par la recherche de solutions et faire participer la communauté des bénéficiaires à l'étude des problèmes, défis ou possibilités et à la mise en œuvre des solutions;
  • démontrer une capacité de niveau mondial de s'attaquer aux problèmes, aux défis ou aux occasions;
  • avoir un plan qui produira des effets sur un horizon de cinq à dix ans.

On s'attendait à ce que tout nouveau réseau soit multidisciplinaire et compte des chercheurs qui sont experts dans au moins deux domaines relevant des organismes subventionnaires fédéraux.  Le concours de 2009 devait permettre de mettre en place un portefeuille équilibré de réseaux, et par conséquent on s'attendait à ce que le Programme des RCE appuie au plus un nouveau réseau dans un domaine de S et T prioritaire. Pour obtenir une description détaillée des critères du programme, du cadre du concours de 2009 et des domaines prioritaires et sous­prioritaires, référez-vous aux annexes I et II.

Le concours de 2009 destiné à établir de nouveaux réseaux RCE a été lancé par le Gouvernement du Canada le 1erdécembre 2008. Les chercheurs d'université et leurs partenaires des secteurs public et privé ont été invités à présenter des lettres d'intention avant le 2 mars 2009. Au total, 38 lettres d'intention ont été présentées. Le Comité de sélection des RCE s'est réuni du 23 au 25 mars dans le but d'examiner les lettres d'intention et de formuler des recommandations à l'intention du Comité de direction des RCE. En tout, dix candidats ont été invités à présenter une demande détaillée au plus tard le 11 août 2009.

En plus de l'examen du Comité de sélection énoncé dans le présent rapport, un comité d'experts chargé d'évaluer en profondeur les points forts et les faiblesses des réseaux a examiné chaque demande détaillée. Les comités d'experts se sont réunis avec les candidats (et une équipe d'autres représentants des réseaux proposés) et ont procédé à des évaluations en août et en septembre 2009. Les demandes détaillées et les rapports des comités d'experts ont été présentés au Comité de sélection qui les a utilisés pendant son examen des demandes détaillées.

Les recommandations du Comité de sélection figurent en détail dans le présent rapport.

Calendrier du concours

Le 1er décembre 2008
Annonce du concours de 2009 d'établissement de nouveaux RCE
 
Le 2 mars 2009
Date limite de présentation des lettres d'intention
 
Du 23 au 25 mars 2009
Réunion du Comité de sélection des RCE pour examiner les lettres d'intention et formuler des recommandations à l'intention du Comité de direction des RCE
 
Le 6 avril 2009
Réunion du Comité de direction des RCE
 
Le 5 mai 2009
Annonce des résultats des lettres d'intention
 
Le 11 août 2009
Date limite de présentation des demandes détaillées
 
Du 23 août au 4 septembre 2009
Examen des demandes détaillées par un comité d'experts
 
Du 23 au 25 septembre 2009
Réunion du Comité de sélection des RCE : examen des demandes complètes et formulation de recommandations finales sur le financement pour le Comité de direction des RCE
 
Le 27 octobre 2009
Réunion du Comité de direction des RCE : examen des recommandations de financement du Comité de sélection des RCE; prise d'une (de) décision(s) finale(s).
 
Décembre 2009
Annonce publique des résultats du concours de 2009 et début du financement

Recommandations du Comité de sélection des RCE

Le Comité de sélection des RCE de 2009 a cerné les meilleures demandes qui respectaient le seuil d'excellence requis du programme des RCE. Le Comité de sélection a recommandé le financement des trois RCE suivants (en ordre alphabétique) :

Nouveaux réseaux pour lesquels un financement a été recommandé
Nom du réseau Directeur scientifique Établissement hôte Montant du financement demandé
Gestion du carbone Canada Stephen Larter University of Calgary 25 000 000 $
Graphisme, animation et nouveaux médias Kellogg Booth University of British Columbia 23 250 000 $
NeuroDevNet Daniel Goldowitz University of British Columbia 19 572 000 $

Ces réseaux sont recommandés pour un financement d'une durée de cinq ans (de 2009 à 2014), sous réserve d'un examen annuel satisfaisant. Le financement pour des termes supplémentaires de cinq ans est conditionnel à la réussite d'un concours de renouvellement.

Résumé des réseaux retenus
(en ordre alphabétique)

Gestion du carbone Canada

La vision du réseau Gestion du carbone Canada est celle d'un réseau de recherche pancanadien multidisciplinaire et dirigé par les universités qui permettra de mettre au point les technologies du changement, les cadres commercial et social, et le cadre de politique nécessaires pour « décarboniser » la production et la consommation des combustibles fossiles. En partenariat avec l'industrie et le gouvernement, la vision de Gestion du carbone Canada consiste à mettre au point les idées et les technologies qui sont nécessaires pour diminuer le taux annuel des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada de 350 millions de tonnes de CO 2 par année (ou environ 40 p. 100 des cibles de réduction nationales de GES), par rapport aux 1 100 millions de tonnes de CO 2 par année prévues jusqu'en 2050 si les activités se poursuivent telles quelles.
Directeur scientifique : Stephen Larter, University of Calgary

Graphisme, animation et nouveaux médias

Les nouveaux médias, l'animation et les jeux sont les assises technologiques de l'ère numérique. Le RCE GRAND entreprendra un vaste programme de recherche dont l'objectif consistera à apporter une meilleure compréhension de ces technologies sous-jacentes et à faire des percées qui procureront des avantages sociaux, juridiques, économiques et culturels aux Canadiens. Au bout du compte, les travaux de recherche du réseau fourniront un apport aux environnements nouveaux des médias sociaux, de l'apprentissage en ligne et du divertissement éducatif. Ces environnements améliorent l'apprentissage et le perfectionnement des compétences, ainsi que les appareils d'information à l'appui des applications pour la diffusion de nouvelles et de commentaires sociaux, de jeux dans des environnements à utilisateur unique ou à utilisateurs multiples, de livres numériques et de musées et de galeries d'art virtuels.
Directeur scientifique : Kellogg Booth, University of British Columbia

NeuroDevNet

NeuroDevNet vise à accélérer le rythme d'acquisition de la compréhension des causes de déficience neurologique, mettre au point des agents et des stratégies diagnostiques, préventifs et thérapeutiques,et transférer les connaissances acquises aux professionnels des soins de santé chargés d'améliorer la vie des enfants qui souffrent de déficit neurologique. À cette fin, il propose de mettre l'accent sur deux thèmes, c'est­à­dire comprendre les forces qui façonnent le cerveau et procéder à des interventions visant à réparer les cerveaux endommagés. Les méthodes proposées comprennent des projets qui s'appuient sur trois conditions et qui fonctionneront collectivement et seront appuyées par un certain nombre de plateformes essentielles, soit des modèles animaux, la génétique, l'imagerie, la neuroéthique et la neuroinformatique normalisés. Le programme de recherche de ce réseau vise à réduire les coûts à long terme des systèmes de soins de santé par une intervention rapide et le traitement efficace des désordres du cerveau, ce qui aura de très sérieuses répercussions sur les enfants qui présentent des troubles du développement du cerveau, sur leurs familles et sur la société canadienne.
Directeur scientifique : Daniel Goldowitz, University of British Columbia

Annexe I : Critères de sélection et d'évaluation du programme et cadre général du concours de 2009

Afin que le but et les objectifs du Programme des RCE soient atteints, les demandes sont évaluées en fonction des cinq critères du programme, du cadre général du concours et de leur pertinence par rapport aux domaines de recherche cibles. L'excellence du programme de recherche est une condition sine qua non pour l'obtention ou le maintien d'une subvention d'un réseau; cependant, il ne s'agit pas de la seule condition, l'objectif du réseau étant aussi reflété dans les quatre autres critères de sélection.

1. Excellence du programme de recherche

Le programme de recherche du réseau doit viser à répondre à des besoins et à des problèmes du Canada, et on s'attend donc à ce qu'il soit multidisciplinaire et multisectoriel.

Les facteurs pris en considération sont :

  • l'excellence, l'orientation et la cohérence du programme de recherche;
  • l'équilibre entre la recherche sur de nouvelles découvertes et l'application des percées en recherche pour résoudre des problèmes pratiques auxquels font face les Canadiens;
  • les réalisations des chercheurs dans le continuum de la recherche et leur capacité de contribuer à la réalisation des objectifs du réseau;
  • la valeur ajoutée par l'approche à facettes multiples du réseau, en termes d'avoir en place tous les liens essentiels pour produire des percées en recherche de calibre international, appliquer ces connaissances à des solutions pratiques et commercialiser les innovations qui apportent des avantages sociaux et économiques;
  • la mesure dans laquelle le programme contribuera à améliorer les capacités et la réputation du Canada afin qu'il soit un chef de file international dans les domaines qui ont une grande importance au pays sur le plan socioéconomique;
  • la mesure dans laquelle les défis sociaux et éthiques nouveaux et émergents font partie intégrante du programme de recherche;
  • les liens entre le programme de recherche proposé et des travaux semblables menés au Canada et à l'étranger.

2. Formation de personnel hautement qualifié

Afin de maximiser l'efficacité de la contribution des réseaux à la santé et au bien-être des Canadiens, il est essentiel de former du personnel hautement qualifié (PHQ) et de l'inciter à demeurer au pays. Le programme de formation proposé par le réseau doit apporter une plus–value aux initiatives de formation existantes au niveau universitaire et aider les étudiants à trouver leur place sur le marché du travail canadien (c.-à-d. partenaires du secteur privé, gouvernement, etc.). La nature multidisciplinaire et multisectorielle du réseau offrira des possibilités de mentorat et de formation uniques, ce qui aura pour effet de maximiser le maintien en poste et l'intégration du PHQ à tous les niveaux.

Les facteurs pris en considération sont :

  • l'aptitude à former des chercheurs de haut calibre dans des domaines de recherche et des secteurs technologiques essentiels à la productivité, à la croissance économique, à la politique publique et à la qualité de vie au Canada, et à les inciter à demeurer au pays;
  • les stratégies de formation qui exposent les stagiaires à toute la gamme des répercussions économiques, sociales et éthiques de la recherche du réseau en les faisant participer aux activités de la recherche initiale menant à la découverte jusqu'à son application qui apporte des avantages sociaux et économiques pratiques.

3. Formation de réseaux et de partenariats

Le réseau doit démonter qu'il a réuni les personnes et les organismes clés requis pour produire et mettre en œuvre des solutions à multiples facettes aux défis complexes auxquels font face les Canadiens.

Les facteurs pris en considération sont :

  • l'établissement de liens solides en matière de recherche et de développement technologique entre les participants des établissements universitaires nationaux et internationaux, des organismes fédéraux et provinciaux, des organismes non gouvernementaux et du secteur privé;
  • une approche multidisciplinaire et multisectorielle dans le programme de recherche;
  • la preuve que les bons partenaires et les bonnes personnes sont réunis pour aborder les questions proposées, y compris des partenaires de l'étranger le cas échéant;
  • l'optimisation des ressources par le partage d'équipements et d'installations de recherche, de bases de données et de personnel;
  • l'existence, la nature et la portée des contributions des secteurs privé, public et sans but lucratif, ainsi que des partenaires internationaux, et la possibilité qu'elles augmentent à mesure que les travaux progressent.

4. Transfert de connaissances et exploitation de la technologie

On s'attend à ce que les RCE apportent des avantages sociaux et économiques en assurant une circulation rapide des idées et des innovations des chercheurs aux récepteurs canadiens. On s'attend à ce que le candidat démontre que les activités appropriées seront entreprises et que les ressources appropriées seront affectées de sorte à maximiser ces avantages.

Les facteurs pris en considération sont :

  • les nouveaux produits, processus ou services devant être commercialisés par des sociétés établies au Canada à la suite des activités du réseau et la mesure dans laquelle ceux-ci renforceront l'assise économique canadienne, accroîtront la productivité, et contribueront à la croissance économique et apporteront des avantages sociaux à long terme;
  • les innovations sociales devant être mises en œuvre à la suite des activités du réseau et la mesure dans laquelle elles contribueront à une politique publique plus efficace au Canada;
  • une collaboration efficace entre les secteurs privé, public et sans but lucratif dans le développement de la technologie et des marchés, et l'élaboration des politiques publiques;
  • la mesure dans laquelle le réseau aidera les partenaires à développer une solide capacité réceptrice pour exploiter les percées en recherche actuelles et futures;
  • la gestion et la protection efficaces de la propriété intellectuelle canadienne issue de la recherche financée par le réseau;
  • la mesure dans laquelle un homologue de l'étranger apporte des connaissances ou une technologie additionnelles ou complémentaires au Canada par l'entremise d'un partenaire international, lorsque les partenariats internationaux sont pertinents.

5. Gestion du réseau

Chaque réseau doit posséder une structure organisationnelle capable de gérer les fonctions de recherche et d'affaires d'un programme complexe multidisciplinaire et multiinstitutionnel.

Les facteurs pris en considération sont :

  • un conseil d'administration et une structure de gestion par comités chargés de veiller à l'adoption et à l'application des décisions financières et des politiques pertinentes;
  • une direction et des compétences adéquates au sein des fonctions de recherche et de gestion;
  • des mécanismes efficaces de planification de la recherche et de budgétisation;
  • des stratégies de communication interne et externe efficaces.

Cadre général du concours

 En plus de respecter les cinq critères du programme, les candidats doivent :

  •  examiner un ou plusieurs problèmes, défis ou possibilités dans au moins un des domaines sous-prioritaires définis par le CSTI;
  • faire avancer les connaissances ou la technologie dans le ou les domaines sous-prioritaires cernés pour le bénéfice de la société canadienne;
  • être motivés par la recherche de solutions et faire participer la collectivité des bénéficiaires à l'étude des problèmes, défis ou possibilités et à la mise en œuvre des solutions;
  • démontrer une capacité de niveau mondial de s'attaquer aux problèmes, aux défis ou aux occasions;
  • avoir un plan qui produira des effets sur un horizon de cinq à dix ans.

On s'attend à ce que tout nouveau réseau soit multidisciplinaire et compte des chercheurs qui sont experts dans au moins deux domaines relevant des organismes subventionnaires fédéraux.

Annexe II : Domaines prioritaires et sous-prioritaires cernés pour 2009

Quatre domaines de recherche prioritaires ont été cernés dans la stratégie du gouvernement du Canada en matière de sciences et de technologie (S et T). En fonction de ces domaines, le rapport de 2008 du Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI) établissait 13 domaines sous­prioritaires de recherche. Ces domaines prioritaires et sous­prioritaires ont fait l'objet du concours des RCE de 2009.

Les quatre domaines prioritaires de la stratégie des S et T ainsi que les 13 domaines de recherche sous–prioritaires définis par le CSTI sont les suivants :

Les sciences et les technologies environnementales :

1. l'eau (santé, énergie, sécurité);
2. les méthodes d'extraction, de transformation et d'utilisation de combustibles à hydrocarbures plus propres, y compris réduction de la consommation de ces combustibles.

Les ressources naturelles et l'énergie :

3. la production d'énergie dans les sables bitumineux;
4. l'Arctique (production de ressources, adaptation aux changements climatiques, surveillance);
5. les biocombustibles, les piles à combustible et l'énergie nucléaire.

Les sciences et les technologies de la santé et les sciences de la vie connexes :

6. la médecine régénérative;
7. les neurosciences;
8. la santé d'une population vieillissante;
9. le génie biomédical et les technologies médicales.

Technologies de l'information et des communications :

10. les nouveaux médias, l'animation et les jeux;
11.les réseaux et les services sans fil;
12. les réseaux à large bande;
13. le matériel de télécommunication.

Annexe III : Mandat du Comité de sélection des RCE de 2009

Le Secrétariat des RCE a nommé un Comité de sélection des RCE qui compte des membres qui sont des experts reconnus partout dans le monde en matière de recherche, de formation, de connaissances et de transfert des technologies et même de gestion, et dont les domaines de compétences combinés répondent pleinement aux domaines ciblés de recherche.

Les rapports de groupes d'experts seront présentés au Comité de sélection des RCE. Pendant les délibérations du comité au sujet de toutes les demandes détaillées, le président ou un membre désigné de chaque groupe d'experts sera disponible (par téléphone) pour répondre aux questions et fournir des renseignements supplémentaires aux membres du Comité de sélection des RCE, au besoin.

Compte tenu des rapports présentés par les groupes d'experts, le Comité de sélection des RCE évaluera et notera les demandes conformément aux critères du Programme des RCE et au cadre du concours de 2009. Le Comité de sélection doit préparer trois types de rapports qui seront transmis au Comité de direction, c'est­à­dire : 1) un résumé confidentiel des recommandations à l'intention du Comité de direction des RCE; 2) un court rapport confidentiel de chaque demande (chaque candidat recevra le rapport pertinent une fois que le Comité de direction aura pris des décisions de financement); 3) une ébauche du rapport public du Comité de sélection des RCE. La version finale du rapport public sera affichée sur le site Web des RCE après que les résultats du concours auront été annoncés.

Le Secrétariat des RCE rembourse les frais de déplacement et d'hébergement, ainsi que les honoraires des membres des comités d'experts participant à la réunion d'évaluation, conformément aux lignes directrices du Programme des RCE.

Aperçu des rôles et des responsabilités

Comité de sélection des RCE

Les membres des comités de sélection remplissent les fonctions suivantes :

  • examen des demandes complètes et des rapports des groupes d'experts;
  • transmission au Comité de direction des RCE de la liste de réseaux dont on recommande le financement, y compris les niveaux recommandés;
  • rédaction de rapports d'évaluation confidentiels pour toutes les demandes détaillées;
  • rédaction du rapport public du Comité de sélection des RCE, lequel donne la justification des recommandations ainsi qu'une analyse sommaire de chacune des demandes dont le financement est recommandé;
  • donner suite aux demandes du personnel qui sollicite des observations supplémentaires après les réunions d'évaluation, si de plus amples renseignements sont nécessaires;
  • respect des règles du Programme des RCE en matière de conflits d'intérêts, de communication avec les candidats et de confidentialité et non-divulgation.

Les membres du Comité de sélection des RCE doivent évaluer toutes les demandes en fonction des lignes directrices établies par le Secrétariat des RCE et conformément aux méthodes du présent Comité.

Président du Comité de sélection des RCE

Le président du Comité de sélection des RCE est un membre sans droit de vote et est responsable de ce qui suit :

  • lire toutes les demandes détaillées;
  • collaborer avec le personnel des RCE afin de mettre la dernière main aux délibérations de la réunion (p. ex., les ordres du jour)
  • présider les réunions des comités de sélection;
  • assurer l'évaluation complète et dans les règles des demandes et la transmission de recommandations exactes au Comité de direction des RCE;
  • s'assurer que tous les aspects importants des demandes soient étudiés et que le comité atteigne un consensus pour chaque demande;
  • agir à titre de porte-parole pour le comité dans ses démarches avec le Secrétariat des RCE au sujet des questions de politique, des secteurs qui posent des problèmes particuliers, etc.;
  • participer aux téléconférences avec le Comité de direction (ou être disponible pour répondre aux questions) selon les besoins, pendant le processus décisionnel.

Annexe IV : Composition du Comité de sélection pour le concours de 2009 d'établissement de nouveaux réseaux

Présidente :

Elizabeth Dowdeswell

La carrière pour le moins éclectique d'Elizabeth Dowdeswell à la fonction publique s'est déroulée dans les administrations provinciales, fédérales et ailleurs dans le monde et transcende les limites disciplinaires traditionnelles. Son cabinet d'experts-conseils traite de questions complexes d'importance sociale. Sa plus récente affectation comme présidente-directrice générale fondatrice de la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a donné lieu à la prise d'une décision par le gouvernement au sujet de la gestion à long terme au Canada du combustible nucléaire usé. Mme Dowdeswell a servi à titre de directrice générale du Programme des Nations Unies pour l'environnement et de sous-secrétaire générale aux Nations Unies, et s'est occupée de la négociation de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle a en outre été sous-ministre adjointe d'Environnement Canada, responsable de la National Weather and Atmospheric Agency et dirigé un certain nombre d'enquêtes publiques. En début de carrière, elle a occupé les fonctions de sous­ministre de la Culture et de la Jeunesse de la Saskatchewan, de conseillère pédagogique, de conférencière universitaire et d'enseignante au secondaire.

Elle a été nommée l'un des premiers mentors de la Fondation Pierre Elliot Trudeau, est une professeure invitée en santé publique au McLaughlin-Rotman Centre for Global Health, Université de Toronto, et est directrice de plusieurs conseils d'administration d'entreprises. Elle contribue aussi, à titre d'experte-conseil, à un certain nombre d'organismes sans but lucratif. D'ailleurs, elle assure la présidence du Comité consultatif scientifique du nouveau Conseil des académies canadiennes.

MEMBRES DU COMITÉ :

Chris Bissell

Chris Bissell s'est joint à la Open University où il est devenu professeur de télématique en 1999. Il a été doyen adjoint des cours à la Faculté de technologie entre 1989 et 1991 et chef du Département de télématique (qui est devenu le Département de la technologie de l'information et de la communication) de 1996 à 2005. Il a produit des documents de téléapprentissage pour les universités ouvertes sur un large éventail de sujets, y compris la télémécanique, les télécommunications, la technologie de l'information et l'étude des médias. Ses intérêts de recherche vont de l'histoire de la technologie à l'éducation en génie. Il s'occupe actuellement de trois étudiants au doctorat qui font de la recherche dans les domaines suivants : les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les gouvernements locaux, les systèmes de communication informatisés pour le téléapprentissage et l'histoire des automates programmables. À l'extérieur, M. Bissell a œuvré dans un certain nombre d'autres universités sur des questions de qualité, comme examinateur externe, consultant et évaluateur de la qualité. Il est membre actif de la Société européenne pour la formation des ingénieurs (SEFI) et a d'ailleurs participé aux groupes de travail sur l'élaboration de programmes d'études et sur les TIC. Il est auteur et coauteur de deux manuels destinés aux étudiants de premier cycle, a fait partie de l'équipe éditoriale de l'Oxford Illustrated Encyclopedia of Invention and Technology et a publié environ 50 articles dans des revues avec comité de lecture.

Harrison Bloom

Ses affectations antérieures comprennent le poste de chef de la Division de médecine gériatrique au St. Lukes-Roosevelt Hospital Center, College of Physicians and Surgeons, Université Columbia et celui de vice­président des Affaires cliniques du Département de gériatrie à la Mount Sinai School of Medicine.

Au International Longevity Centre (ILC), le Dr Bloom se concentre surtout sur le Service d'enseignement clinique et de consultation internationale établi dans le but d'enseigner les principes des soins de santé pour les personnes âgées dans les pays en développement. Le Dr Bloom est fondateur et directeur de ce Service. À ce jour, des projets et des consultations en enseignement ont eu lieu au Liban, à Taïwan, en Afrique du Sud, à Singapour, au Mexique, à Malte, en Russie, en Bulgarie, en Inde et en Chine.

L'ILC dirige également une coalition d'organismes nationaux visant à établir des lignes directrices pour le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil chez les personnes âgées. Le Dr Bloom coordonne les aspects académiques et cliniques de ce projet.

En plus de ce qui précède, ses principaux domaines d'intérêt comprennent la gestion des maladies chroniques, la promotion de la santé et la prévention des maladies, l'utilisation et l'abus des médicaments, les soins transitoires et la démence. Il a donné un grand nombre de présentations au pays et à l'étranger, est auteur d'un livre sur la prescription des médicaments pour les personnes âgées, a rédigé plusieurs chapitres pour des manuels et d'autres livres médicaux et a publié un certain nombre d'articles dans les revues médicales.

Hervé Buisson

M. Buisson a récemment quitté la France pour aller vivre aux États-Unis. En France, il était directeur d'Anjou Recherche, le centre de recherche de Veolia Eau basé à Maisons-Laffitte. Il est un expert reconnu et possède une vaste expérience de l'élaboration des procédés et de l'optimisation de la production d'eau potable, du traitement des eaux usées et du recyclage des eaux industrielles. Ses compétences particulières ont trait à l'utilisation des membranes dans la gestion du cycle de l'eau (eau potable, désalinisation, eaux usées municipales et industrielles et l'eau de procédés industriels en usine). Récemment, il s'est surtout penché sur la question des bioréacteurs à membranes et des procédés hybrides. Il a été conseiller technique pour des compagnies nord-américaines et européennes ainsi que pour des institutions publiques comme la Commission européenne, Environnement Canada et l'American Water Works Association Research Foundation.

Il a notamment participé à de nombreux projets de recherche et développement nationaux et internationaux.

Keith Firmin

M. Firmin est ingénieur des mines. Il a obtenu du Imperial College de Londres, en Angleterre, un baccalauréat en sciences avec spécialisation en exploitation minière en 1969 et une maîtrise en gestion de la production minière en 1974. Il possède 40 ans d'expérience dans les industries minières et pétrolières.

Depuis 1974, M. Firmin est employé par Shell Canada Limited et a occupé un certain nombre de postes dans les domaines du développement des sables bitumineux et du charbon. Au départ, il participait aux premières étapes des études de faisabilité et de conception des grands projets des sables bitumineux. Il a également participé aux consultations publiques des gouvernements provinciaux comme témoin expert des mines pour les requérants.

En 1995, M. Firmin a lancé et a dirigé les recherches de Shell dans le domaine des nouvelles technologies d'extraction du bitume et de traitement des mousses, ce qui comprenait l'évaluation des initiatives de recherche et technologiques actuelles et émergentes au sein de l'industrie. Ces initiatives de recherche ont permis d'élaborer les procédés commerciaux actuellement utilisés pour l'exploitation des sables bitumineux par Shell, et elles serviront de base pour d'autres projets d'exploitation de sables bitumineux de Shell et d'autres exploiteurs.

À la suite de l'approbation des projets d'extraction commerciale des sables bitumineux en 1998, il est devenu membre de l'équipe d'exécution des projets du propriétaire et devait s'occuper de l'ingénierie et de la construction détaillées. À la fin des travaux de construction en 2003, M. Firmin a été nommé directeur des affaires réglementaires et avait pour responsabilité supplémentaire les achats et la gestion des terres en surface. M. Firmin a officiellement pris sa retraite 2007, mais Shell continue de faire appel à ses services à titre de conseiller principal pour les futurs projets d'exploitation des sables bitumineux.

Michael Gibbons

M. Gibbons a été membre enseignant honoraire de la recherche sur la politique scientifique et technologique à la University of Sussex ainsi que secrétaire général de l'Association of Commonwealth Universities. Auparavant, il a été directeur fondateur du Programme of Policy Research in Engineering Science and Technology à la University of Manchester, et directeur, Research and Technology Transfer, à cette même université.

Le professeur Gibbons s'intéresse activement aux politiques scientifiques et technologiques en général, mais il a également réalisé de la recherche sur le processus d'innovation technologique dans l'industrie et sur l'évaluation de la recherche. Il est co-auteur de deux ouvrages majeurs sur la nature des sciences contemporaines : « New Modes of Knowledge Production » et « Re-thinking Science », qui ont sans doute alimenté la majeure partie du débat actuel sur les politiques scientifiques.

Les résultats de ces travaux ont été appliqués avec vigueur par le gouvernement de l'Afrique du Sud, qui a adopté la notion de recherche du deuxième mode comme concept directeur dans le cadre de la transformation actuelle et continue du système d'enseignement supérieur de l'Afrique du Sud. De 2000 à 2003, il a été membre du Economic and Social Research Council du Royaume-Uni et président du conseil chargé des priorités de recherche de ce dernier.

En 2004, il est devenu membre de l'Ordre de l'Empire britannique pour services rendus en matière d'enseignement supérieur. La même année, le gouvernement du Canada lui a décerné la médaille commémorative du jubilé d'or de la reine Elizabeth II pour son excellence en recherche par le gouvernement du Canada.

Martin Jeffries

Martin Jeffries est membre de la National Science Foundation (NSF) depuis l'automne 2006 et professeur depuis 21 ans à la University of Fairbanks Alaska. Il enseigne la géophysique au Geophysical Institute. En sa qualité de scientifique, il se spécialise en recherche sur la neige et la glace. Il est originaire de Manchester, au Royaume-Uni, mais a terminé son doctorat à la University of Calgary en 1985. Ensuite, il s'installe en Alaska comme stagiaire postdoctorale afin de poursuivre ses études sur les plateformes glaciaires de l'île d'Ellesmere, les seules plateformes glaciaires au Canada. Depuis, il a étudié la glace de mer dans l'océan Arctique et s'est rendu en Antarctique neuf fois afin d'étudier l'épaisseur et la formation des banquises. Il a été invité par la NSF à être le scientifique en chef à bord du navire de recherche antarctique « Nathaniel B. Palmer » à six reprises. Dernièrement, ses travaux ont porté sur la croissance de la glace lacustre et des flux thermiques en Alaska, où il a mis au point le Alaska Lake Ice and Snow Observatory Network (ALISON), un projet d'enseignement scientifique auquel participent des enseignants et des élèves de la maternelle à la dernière année du secondaire comme partenaires scientifiques afin de mesurer la glace et la neige lacustres. En plus de ses principales tâches comme directeur du programme de l'Arctic Observing Network, M. Jeffries est également membre de l'équipe de gestion de la NSF pour le Science and Technology Center for Remote Sensing of Ice Sheets et du comité de coordination du Integrative Graduate Education and Research Traineeship Program.

Martin A. Martino

Le Dr Martino est chirurgien gynécologue oncologiste formé au Lehigh Valley Health Network d'Allentown, en Pennsylvanie, et détient un certificat de spécialiste en la matière. Il y est également directeur de la robotique et de la chirurgie à effraction minimale en oncologie gynécologique. Il est professeur adjoint au Penn State College of Medicine et est membre du Penn State Cancer Institute. Il a présenté et publié ses recherches tant au niveau régional que national. Ses travaux de recherche portent notamment sur la prophylaxie de la thrombo­ambolie veineuse, la génomique du cancer et la chirurgie robotique.

Il a été reconnu comme leader national par l'American Medical Association (AMA) dont il a reçu le Foundation Leadership Award en 2007 pour ses services de même que son engagement et son dévouement hors pair envers la médecine. Il a aussi reçu le « Press Ganey » Patient Satisfaction Award de 2008 pour la meilleure évaluation globale donnée à un médecin et  présentée par les patients de son établissement.

Le Dr Martino est membre du conseil du chapitre régional de l'American Cancer Society et du Conseil consultatif de FORCE, un groupe engagé à aider les femmes qui souffrent de cancer héréditaire. Il est membre de la Society of Gynecologic Oncology, de l'American College of Obstetricians and Gynecologists et de l'American Society of Clinical Oncology.

Ken Putt

M. Putt est ingénieur et président de la Société canadienne des ingénieurs aînés. Il est membre de l'Institut canadien des ingénieurs et ancien président de l'Institut canadien des ingénieurs et de la Société canadienne de gestion en ingénierie. Dans le passé, on lui a décerné la Médaille d'ingénierie du Chemin de fer Canadien Pacific.

Avant de démarrer son cabinet d'expert-conseil en gestion du développement de la technologie, M. Putt comptait 27 années d'expérience avec Imperial Oil Limited et ses filiales, dont les 14 dernières dans des postes de leadership de haut niveau et cinq autres dans des postes de gestion de la recherche. Par la suite, M. Putt a été conseiller en technologie industrielle auprès du Conseil national de recherches Canada. Il est l'un des directeurs fondateurs de la Petroleum Technology Alliance Canada et présentement directeur de Maxxam Analytics International Corporation.  

Il est aussi membre du Comité des partenariats de recherche du CRSNG, ancien membre du Comité consultatif des subventions universités-industrie du CRSNG de même que membre du Comité de sélection du CRSH-CRSNG en matière de gestion du changement technologique pour la création de chaires. Il est membre émérite de l'Association canadienne de la gestion de l'innovation. Il est également formateur auprès de nombreux chefs de direction et mentor de cadres supérieurs.

Jim Roche

L'entreprise Stratford Managers, fondée en 2006, aide les entreprises à accroître leur valeur actionnariale en cernant les occasions ou les obstacles de croissance et en collaborant avec leurs directeurs afin de mettre en œuvre des changements visant à accélérer la croissance des revenus et des bénéfices. Au début de 2007, M. Roche était président et chef de la direction intérimaire de CMC Microsystems. 

Avant de démarrer Stratford, M. Roche était président et chef de la direction de Tundra Semiconductor, une entreprise qu'il a cofondée en 1995. Sous son leadership, Tundra a connu une croissance moyenne de 25 p. 100 par année et produit des bénéfices après impôt représentant plus de 10 p. 100 des revenus. Grâce à la croissance organique et aux acquisitions stratégiques, l'entreprise employait plus de 300 employés, exécutait des opérations partout dans le monde et affichait des revenus de plus de 80 millions de dollars par année et une valeur marchande de plus de 300 millions de dollars sur les marchés publics. Avant de démarrer Tundra, M. Roche a cofondé, en 1986, Newbridge Networks Corporation, un fabricant de produits de communication phonique et de données. Il a aidé Newbridge à croître jusqu'au point où elle comptait 5 000 employés et réalisait des revenus de plus de 1 milliard de dollars. L'entreprise Newbridge a été acquise par Alcatel en 2000.

M. Roche a été membre de plusieurs conseils publics, privés et sans but lucratif y compris chez Stratford, Tundra, Fidus et CANARIE.

John Robson

John A. Robson est vice-président de l'exploitation au California Institute of Regenerative Medicine (CIRM). Avant de se joindre au CIRM en septembre 2008, M. Robson était vice-doyen des affaires à