Rseaux de centres d'excellence
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Assemblée annuelle des RCE

Groupe d’experts : leçons tirées du front – stratégies pour réussir aux concours

Membres du groupe d'experts : Kellogg Booth, Kevin O’Brien Fehr (coprésidente), Diana Royce, Michael May, Lisa Drouillard and Stéphanie Michaud. Absent : Michael Gibbons (coprésident)

La présentation d’une demande de financement aux programmes des RCE est un processus long et exigeant, et ceux qui aspirent à diriger des réseaux ou des centres doivent élaborer des propositions détaillées faisant la preuve de leur capacité d’atteindre l’excellence. Les dirigeants du portefeuille des RCE et les employés du Secrétariat des RCE peuvent donner de précieux conseils sur la façon d’augmenter les chances de réussite aux différentes étapes des concours qui s’inscrivent dans la série de programmes des RCE. Les titulaires de subvention peuvent orienter leurs travaux en fonction des mandats des divers programmes des RCE de façon à avoir accès à d’autres sources de financement à la fin de la période de validité de leur subvention.

Points clés

  • Mettre à jour le Programme des centres d’excellence en commercialisation et en recherche (CECR)
    • Une évaluation du programme, les avis du Comité consultatif du secteur privé, les modifications aux modalités du programme et l’expérience des centres appuyés ont permis de clarifier et de cibler les objectifs du programme. Les critères de base sont demeurés inchangés, mais on a mis davantage l’accent sur des éléments précis, par exemple un plan d’affaires pertinent et les domaines essentiels en matière de capacité.
    • En définissant les attentes pour assurer la viabilité des centres, on s’est efforcé de maintenir une portée et une flexibilité suffisantes pour permettre l’appui par d’autres sources gouvernementales, mais en assurant un équilibre avec le besoin de soutien et d’engagement à long terme de tous les secteurs.
    • Les RCE reconnaissent que les centres ne peuvent pas toujours atteindre la viabilité dans un horizon de cinq ans et c’est pourquoi ils autorisent maintenant des mandats plus long et offrent la possibilité de demander un financement supplémentaire.
  • Mettre à jour le Programme des réseaux de centres d’excellence (RCE)
    • Les demandes présentées par les réseaux traditionnels obtiennent presque toujours des cotes élevés pour la qualité de la recherche, mais laissent parfois à désirer au chapitre de la gestion et de la gouvernance. Il s’agit d’un aspect où certains candidats doivent apporter des améliorations. Le processus de demande fera ressortir l’importance des critères de gestion et de gouvernance en les présentant dans la première section de la demande, suivis des critères de réseautage et de partenariats.
    • On met actuellement au point les exigences que devront respecter les RCE afin d’obtenir un financement pour une troisième période de cinq ans. L’accent sera mis sur la mobilisation des connaissances et le transfert de la technologie aux partenaires.
  • Mettre à jour le Programme des réseaux de centres d’excellence dirigés par l’entreprise (RCE‑E)
    • Puisque ce programme devient permanent, il offre désormais aux réseaux la possibilité de demander le renouvellement de leur financement à la fin de leur premier mandat. Ils peuvent obtenir un appui pour une période d’au plus dix ans.
    • Dans le cadre du processus de sélection pour les nouveaux réseaux, on privilégiera ceux qui sont axés sur les besoins de l’entreprise et qui présentent des modèles efficaces pour la mise en commun des connaissances entre les partenaires du secteur privé.
    • La subvention continuera d’appuyer les objectifs de commercialisation, mais la priorité sera accordée à l’avantage concurrentiel que peut obtenir le partenaire du secteur privé en participant au réseau. La commercialisation sera considérée comme un atout et non comme un résultat à atteindre.
  • Se préparer minutieusement en vue des demandes, des examens à mi-mandat et des renouvellements
    • L’expérience d’autres réseaux en matière de concours peut s’avérer une précieuse source d’information.
    • Il est très important de débuter tôt. Le processus de renouvellement du réseau AllerGen a été amorcé 18 mois à l’avance. Les responsables ont notamment filmé le témoignage d’anciens étudiants, consulté le milieu sur ses priorités et mis sur pied une équipe internationale pour examiner leur demande de renouvellement, qui a été retenue.
    • L’examen simulé a fait ressortir la nécessité de mettre davantage l’accent sur certains aspects de la proposition au lieu d’adopter l’approche selon laquelle « plus il y en a, mieux c’est ». Une répétition de toutes les présentations a contribué à améliorer la performance des membres du réseau devant le comité d’experts.
    • Un système de rapports mensuels a permis à AllerGen de suivre les progrès accomplis pour tous les aspects des activités du réseau.
  • Miser sur les points forts
    • Le travail effectué par le Réseau de cellules souches a aidé à jeter les bases du succès de la demande du Centre pour la commercialisation de la médecine régénératrice (CCMR). Par exemple, une culture de collaboration était déjà en place et les questions d’éthique avaient été réglées. Il était donc plus facile de recruter un conseil d’administration compétent et de cerner les possibilités de collaboration.
    • Compte tenu des réalités de l’industrie de la médecine régénératrice et de l’objectif de viabilité, la gouvernance du CCMR est fortement centrée sur l’industrie. Par ailleurs, le président du conseil d’administration est un investisseur en capital de risque.
    • La priorité accordée à l’industrie s’est traduite par une forte présence du secteur privé lorsque le comité d’experts s’est rendu sur place au cours du processus d’examen. Le plan d’activités du CCMR témoigne aussi de cette orientation.
  • Dégager les leçons des expériences antérieures
    • Après avoir échoué à deux reprises, le réseau Graphisme, animation et nouveaux médias a appris de ses erreurs pour peaufiner et faire évoluer la proposition qui lui a permis d’atteindre son but. La plus grande partie du travail préparatoire avait été fait, et les erreurs et les écarts cérnés.
    • La demande retenue a aussi bénéficié de l’évolution des médias numériques et d’une meilleure prise de conscience de leur importance stratégique, sociale et économique.
    • Pour répondre aux exigences en matière de gestion du réseau Graphisme, animation et nouveaux médias, il faut intégrer une approche multidisciplinaire dans chaque projet. Cette intégration aide à s’assurer que les enjeux sociaux, par exemple, sont abordés de pair avec les enjeux techniques.
    • Les candidats retenus ont souvent participé aux programmes des RCE ou à d’autres programmes de réseaux. Les demandes du réseau Graphisme, animation et nouveaux médias ont tiré parti de l’expérience acquise par le directeur scientifique dans le cadre de plusieurs RCE et réseaux du CRSNG.
    • Une demande de renouvellement doit témoigner de l’évolution du mandat du réseau. On ne peut pas avoir une idée des progrès réalisés si elle ne fait pas état de la croissance ou du changement.